...remettez votre ouvrage, me disait ma grand-mère lorsqu'elle me faisait défaire 25 rangs de tricot (une discipline qui m'a formée pour la vie). On a tort de croire que tout est acquis lorsqu'une voiture passe et que Boy ne tressaute pas. Il reste extrêmement sensible aux voix, quand il ne panique pas carrément.
Hier soir, la dernière sortie se fait très tard. Nous faisons notre tour habituel vers la rivière et bien qu'il pleuve un peu, on termine par le tour du quartier. Théoriquement à plus de minuit, on ne devrait rencontrer personne. Il y a pourtant un jeune couple qui descend de voiture et la jeune femme s'extasie sur nos chiens qu'elle voit arriver de loin. C'est vrai, elle a une voix désagréable, et vu l'heure elle parle beaucoup trop fort. Elle s'intéresse particulièrement à Bragance car elle en a eu une "toute pareille" sauf qu'elle était noire. Les whips font la fête à cette amie des animaux, Fanny l'ignore superbement, quant à Boy, il est terrorisé. Il tremble de tous ses membres, se colle contre moi tandis que son maitre tire pour le faire avancer et l'écarter de ce qui lui fait peur. Il a un collier à martingale, et je pense que le sentir se resserrer autour de son cou doit ajouter à son mal être. "Oh, dis la jeune femme en le remarquant, et celui-là, comme il est beau !". Je pense que si Boy était un être humain, il s'évanouirait de peur. J'essaie de le rassurer comme je peux, mauvaise attitude de ma part car si je le rassure, ça veut dire qu'il y a du danger. La situation se dénoue en une seconde, mon compagnon réussi à le soustraire à l'intérêt qu'on lui porte et quelques mètres après, il a déjà retrouvé sa sérénité.
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