dimanche 4 novembre 2007

Une nouveauté : Boy court enfin !

Boy a fait une découverte sensationnelle hier : il sait courir. Ca pourrait passer pour une blague quand il s'agit d'un lévrier, mais depuis 8 mois qu'il est à la maison, il en a passé 7 1/2 à marcher, rarement à trottiner. Depuis une dizaine de jours, il courait quelques fois sur une dizaine de mètres pour nous rattraper s'il s'était attardé à lever la patte. Et hier, tandis que nous rentrions d'une très jolie promenade, il a découvert la course avec les whippets.
Bradley et Bragance passent beaucoup de temps à courir, la seconde arrivant toujours avant le premier. Petite bagarre, classique entre les lévriers, et on repart. Et hier, Boy découvre que la course, c'est drôlement amusant. Malgré leur pointe de vitesse, les whippets ne se mesurent pas à lui, ils se contentent de le suivre. Du coup Bragance fait équipe avec Sissou, qui retrouve ainsi le goût de courir. C'était de beaux moments de voir notre galgo se dépenser comme ça. Il a une manière d'exprimer sa joie qui est absolument unique dans la meute.
Ce matin, personne n'a vraiment couru, ils ont formé une sorte d'entente sacrée, ne se quittant guère. Bragance et Fanny se sont baignées dans une eau qui ne doit pas être chaude, les autres se sont promenés, ont goûté le soleil. Ils ne savent pas que leur bonheur, c'est le nôtre.

Une crème de chien

Il parait que les Espagnols commencent à prendre conscience que les galgos peuvent être aussi des chiens de compagnie... Je serais la dernière à leur dire le contraire, tant notre Boy est le chien idéal. Il est amusant de constater d'ailleurs que nos trois chiens "rescue" sont parfaits : déjà matures sans être vieux, en bonne santé - il faut se pincer pour réaliser que Fanny est malade, mais probablement en rémission - calmes et affectueux. Les deux petites terreurs sont des chiens heureux depuis leur naissance, mais si jeunes encore... Boy est parfait, en ce sens qu'il marche calmement avec nous, ne nous perd jamais de vue, se montre gentil avec le reste de la meute...Il n'y a guère que Sissou qui puiss rivaliser avec lui !

Boy et les plaisirs de l'eau

S'il y a une chose que notre galgo déteste, c'est bien l'élément liquide ! Tandis que Fanny et Bragance ne ratent pas une occasion de se baigner, même en cette saison - bain bref, mais bain quand même - Boy se tient prudemment en retrait, au cas où... Nos promenades nous amènent toujours au même endroit, si proche de chez nous qu'il est inutile d'aller ailleurs, parce que, en plus, c'est très beau. Selon l'heure de la promenade et la température, nous allons voir si l'Orb est toujours là, s'il a monté, baissé, au gré des dernières intempéries. Boy est heureux de ces promenades, qu'il fait en liberté. Nous avons confiance, il ne nous quitte pas, calque ses pas sur les nôtres. Mais pour la baignade, on repassera !

dimanche 21 octobre 2007

Un chien qui rit


On dit quelques fois des chiens qu'il ne leur manque que la parole. Moi je préfère que mes chiens me parlent avec leur regard, leurs beaux yeux tendres, ou bien encore, qu'ils rient, comme notre Boy. Il est heureux et il le fait savoir.

mardi 9 octobre 2007

Tuna


Elle est en famille d'accueil aussi, la belle, mais je n'en sais pas plus, ou alors il faut que je relise le reportage de Nathalie.
Une pensée pour la pauvre Sira, qui devait être de ce convoi et a rejoint le paradis des chiens bien avant l'heure.
Voilà, j'espère que tous ces beaux chiens vont trouver des adoptants à la mesure de leur attente, des gens respectueux qui ne tenteront pas de "forcer" leur amitié. C'est au chien de venir vers le maitre, qui doit être disponible, patient, aimant. Quelle récompense, ensuite !
Bonne chance, les toutous.

Hada



La belle bringée Hada est dans une autre famille d'accueil que Nela et Ares et je crois qu'elle a tout de suite pris ses marques dans sa nouvelle maison.
C'est l'occasion pour moi de souligner le travail remarquable que font les familles d'accueil, tellement désintéressées qu'elles acceptent de redonner confiance à un chien, de l'aimer et de le donner ensuite à ses adoptants. Il faut beaucoup d'altruisme pour cela et je ne sais pas si j'en serais capable. Alors heureusement qu'il y en a pour faire cette chaine de solidarité : se séparer d'un chien qu'on a accueilli, c'est faire de la place pour en accueillir un autre. En plus, ces familles nous font de magnifiques photos !

Ares





J'avoue que si c'était possible, je craquerais volontiers pour ce beau chien, qui a besoin de quelques kilos supplémentaires : en famille d'accueil en Espagne depuis quelques semaines, on se demande, comme Nathalie, dans quel état il était lorsqu'il a été recueilli...

Nela



La voilà la jolie Nela, qui est handicapée d'une patte arrière, ce qui ne l'empêche pas du tout de courir. Mais elle a consulté le vétérinaire pour voir s'il y aurait possibilité d'améliorer un peu les choses. Pour l'instant elle est sous anti-inflammatoires.
Est-il nécessaire encore d'insister sur l'extraordinaire capacité d'adaptation des galgos. Sauf chiens gravement traumatisés, et il y en a, malheureusement, le galgo est chez lui tout de suite, à l'aise, mais comment pourrait-il en être autrement quand on quitte l'enfer pour le paradis ?

Emouvants galgos...


Hier sur le forum, je tombe sur des photos absolument bouleversantes. C'est vrai que les galgos me chavirent le coeur et que ce blog, dédié à Boy, est fait aussi pour tous les autres.
Claudie, qui habite le Lot et Garonne, est famille d'accueil pour la toute nouvelle association créée par Nathalie (bénévole de l'association espagnole SOS Galgos) : le Relais des VIP OFF COURSES :
Relisez si vous ne suivez pas ! Le Relais a une adresse internet, mais seulement une page d'accueil pour le moment. Mais Nathalie, qui se dévoue inlassablement, a aussi une adresse mail où l'on peut la contacter pour le moment : nathalie@vip-off-courses.org
Et j'ai le plaisir d'être déléguée régionale de cette association, pour laquelle je suis joignable à : mic@balon.fr
Ce sont 4 chiens qui ont été remontés d'Espagne le week end dernier et qui sont en famille d'accueil. Ils ont évidemment besoin d'adoptants. D'abord une photo de groupe avec les sauveteurs. De gauche à droite : Hada, Tuna, Nela et Ares. Continuez de me lire pour voir d'autres photos.

lundi 8 octobre 2007

Boy et Sissou, épisode 2



C'est rien de dire que Boy et Sissou sont toujours fourrés ensemble. Si la petite nénette aime courir avec Bradley - pour une raison inconnue, Boy ne court pas, il trottine tout au plus - c'est avec lui qu'elle passe le plus clair de son temps. Elle s'entend avec tout le monde, recherche la compagnie après une toute petite période d'isolement, mais c'est celle de l'élégant hidalgo qu'elle apprécie le plus. Le malheureux accident évoqué plus loin est totalement oublié, elle a senti chez Boy la gentillesse à l'état pur, l'absence de taquineries gratuites. Ils forment un couple assez rigolo, elle toute petite whippet, lui 62 cm au garrot, donc pas un grand galgo, mais au moins 20 cm d'écart avec elle. Tout ce que fait Boy est follement intéressant et si l'un des deux s'éloigne, l'autre le cherche du regard... et ils finissent toujours par se rejoindre.
Les photos ont été prises hier et ce matin nous nous sommes amusés à les regarder : en arrivant dans un lieu sécurisé, on détache Bradley, Boy et Sissou (les deux autres filles ne sont pas fiables, elles chassent beaucoup trop et n'ont aucun rappel, elles restent donc en laisse). Le regard de Sissou allait de Bradley à Boy, Bradley court et j'aimerais bien aller avec lui, mais j'aimerais aussi que Boy court comme ça on pourrait courir tous les trois. Finalement elle a choisi de rester avec son grand copain... Merveilleux Boy qui rend à Sissou ce que nous lui avons donné : la confiance.

Un chien heureux...



...se reconnait à son air joyeux, à son regard attentif, à son attitude cool avec le reste de la meute. Voilà donc Boy, bien dans ses coussinets, qui trottine en promenade et revient au moindre rappel. On reviendra plus tard sur ses relations avec le reste de la meute, mais voir notre chien si équilibré est un bonheur de chaque jour.
Prochaine vaccination fin novembre, en compagnie de Sissou sa grande copine. J'ai hâte de voir la tête du vétérinaire lorsqu'il va le revoir...

samedi 6 octobre 2007

Boy partage son panier.


Il aura fallu pas mal de temps à notre Boy pour partager son panier. Sissou a l'habitude de dormir avec l'un des whippets, et même elle le recherche. Rien n'appartient à personne dans la meute, chaque invidu s'installant dans le panier de son choix, avec ou non un compagnon.
Boy n'est pas franchement bien installé mais il a laissé de la place à sa petite copine. Ces deux-là sont de plus en plus inséparables.

Boy et l'orage

Hier soir, gros orage qui clôture une journée de pluie pendant laquelle les chiens n'ont guère bougé. Tonnerre et éclairs ayant jailli au même moment, on craint la foudre et on ferme tout ce qui pourrait être endommagé. Il en faut plus pour impressionner les whippets, mais Boy et Fanny montrent de l'inquiétude. Boy est assis devant la porte des toilettes, tandis que la whippet Sissou le suit partout, probablement pour le réconforter. Puis il s'installe sur le tapis de la salle de bains et il faut toute la diplomatie de son maitre pour qu'il consente à aller se coucher. Par chance l'orage est bref, et la nuit se termine calmement. Evidemment, l'été a été tellement minable que nous n'avions pas encore eu d'orage depuis 7 mois qu'il est à la maison.

jeudi 4 octobre 2007

Pour Sira



On voit bien sur ces deux photos que Sira n'était plus une jeune galga...Elle n'a pas pu attendre que Nathalie vienne la chercher dans sa famille d'accueil espagnole le week end prochain. Elle est morte sans alerter personne. Et Nathalie, ainsi que tout le forum, ont bien de la peine de n'avoir pas pu la sauver complètement. Quelques fois, ce sont les adoptants qui font défaut, et d'autres, les chiens qui n'ont plus de force. Son triste regard me fait une peine immense.
A ceux qui seraient tentés d'adopter un galgo, mais un peu rebutés par l'âge du chien, je dirais que chaque jour de bonheur chez un chien âgé en vaut dix pour un autre. Les derniers jours de Sira, dans une famille qui a l'habitude de recevoir des galgos, sont le seul baume sur notre coeur : pendant son séjour, elle a été aimée, choyée, caressée, par des gens attentifs et généreux qu'elle a laissés dans la peine.
Adieu Sira, va dans les étoiles ma belle...

jeudi 27 septembre 2007

Boy et Sissou

Cela fait 7 mois que Boy est parmi nous, 3 mois que Sissou nous a rejoint. En quelques jours, elle a fait des progrès stupéfiants, elle me donne des petits coups de langue et surtout n'éprouve plus aucune appréhension à se mêler à la meute. Avec sa petite taille, elle est aux premières loges pour prendre des coups de queue qui la font cligner des yeux, mais elle ne songe pas à s'écarter.
Le 12 août, Boy a été la cause d'un grave accident de Sissou, il lui est rentré dedans, elle est tombée sur la tête et s'est fait grand mal. Il en a été tout bouleversé, se sauvant dans un premier temps lorsqu'il l'a entendue hurler, et passant le reste de sa journée près d'elle à pleurer. La pauvre a été blessée dans l'oreille et la douleur a fait qu'elle ne pouvait plus manger normalement, on lui a donné des boites pendant plusieurs jours. Le vétérinaire avait eu du mal à l'examiner car elle saignait énormément et elle a été deux jours en état de choc. A aucun moment Boy n'avait fait preuve d'agressivité envers elle, c'est un accident bête comme animaux et humains peuvent en être victimes.
Je remarque que Sissou est très souvent près de Boy, jusqu'à dormir près de lui, ce qu'il accepte volontiers. C'est la première fois hier que je la voyais dormir étalée de tout son long, et non pas recroquevillée comme elle le fait généralement. Elle se sentait probablement en confiance pour prendre ses aises comme ça...au point que Boy a fini par déclarer forfait et s'est installé dans un autre panier !

samedi 15 septembre 2007

Boy en liberté

Depuis mon accident et pour quelques jours encore, mon mari promène les 5 chiens tout seul. D'où l'idée, après observation du comportement de Boy, de le laisser détaché depuis la maison, jusqu'au lieu de promenade et retour. Anxieuse professionnelle, j'ai demandé et obtenu des assurances qu'il ne courait aucun risque. Une fois au bord de l'Orb, Bradley est systématiquement détaché aussi pour pouvoir courir un peu avec son copain. Sauf que Boy ne court pas, au mieux il trottine ce qui le rend amusant à voir.
Il a bien d'autres qualités, notre galgo, outre son inépuisable gentillesse et sa grande affectivité qui le fait se coller contre nous pour recevoir toutes les caresses qu'on voudra lui donner. Quelques fois il tortille son arrière-train de manière très comique, c'est signe d'une grande joie chez lui, et tout à fait inattendu. Oui, quand il se promène, il va facilement vers les gens, rarement nombreux quand même sur ce parcours. Il y va à pas mesurés, mais il y va ! Et qu'un chat survienne, Boy le laissera passer avec indifférence, au contraire de Fanny qui le dévorerait tout cru si elle était libre de ses mouvements.
Oui notre Boy est un chien parfait. Il l'est pour les maitres que nous sommes, pour la meute avec laquelle il vit. Son galguero a bien fait de l'abandonner car il est nul à la chasse. Mais quel compagnon extraordinaire il est, et combien sont comme lui...
Malgré notre bonne volonté, nos adoptions, jamais nous ne parviendrons à résoudre ce problème. C'est celui de l'Espagne toute entière, de ses politiques, que de prendre conscience, enfin, qu'un animal est un être vivant qui mérite le respect. Il faudra beaucoup de temps, je le crains, pour que changent les mentalités. Je suis heureuse d'avoir adopté Boy, et si triste en même temps pour tous les autres...

dimanche 8 juillet 2007

En promenade le dimanche matin



Mais pas seulement le dimanche car les bords de l'Orb sont tout près de chez nous et c'est naturellement là que nous promenons la meute.
Boy est beaucoup plus dynamique qu'à son arrivée, c'est pour cela que je garde espoir que la petite Sissou que nous avons accueillie la semaine dernière, finira par devenir comme lui : une chienne décomplexée et heureuse de vivre.
Finalement nous avons trouvé la solution pour la promenade : mon mari prend les trois filles, et moi les deux mâles. Les balader est un bonheur, aucun d'eux ne tire. A la maison petit à petit Boy s'intègre aux autres, mais toujours respectueux de la hiérarchie.

dimanche 1 juillet 2007

Boy, incorrigible...


Et voici une nouvelle facette du confort selon Boy : un petit panier, sorti dans l'intention d'accueillir Sissou afin qu'elle ait son panier à elle, est immédiatement squatté par Boy qui décidement est fâché avec le confort. Deux grands paniers à sa disposition lorsque cette photo a été prise, mais non, rien à faire...mon galgo est heureux dans un confort précaire.

vendredi 22 juin 2007

Inconfort partagé


Fanny serait scandalisée si Boy osait venir se coucher près d'elle dans son panier, d'ailleurs il ne pourrait pas parce qu'elle est assez costaud et tient toute la place. Mais quand Fanny vient partager le mètre carré 25 de Boy, il parvient à occuper son petit panier et à lui laisser un petit espace auprès de lui. Cette scène se reproduit assez régulièrement, il y est habitué. Il n'a plus peur de grand chose, et surtout pas de Fanny.

Une vie de lévrier espagnol

Voici un terrible récit signé Virginie Labat de l'association Passion-Lévriers et que je reproduis ici tel que je l'ai lu sur notre forum :
"Ferme les yeux et écoute .....
Il était une fois un chiot lévrier espagnol : MOI. Je suis enfermé avec ma Maman, mes frères et mes sœurs dans une cave au sud de l’Espagne ou à Ibiza, je ne sais pas vraiment. Maman est malade, elle a eu tellement de bébés que son lait n’est plus aussi nourrissant qu’avant, elle est épuisée. Elle sait que le GALGUERO va venir pour tuer certains d’entre nous ; elle est terrifiée quand elle entend SES pas sur le sol dur en ciment. IL a déjà tué plusieurs de mes frères car ils étaient trop faibles pour l’usage qu’IL veut en faire. Maman n’a pas vu la lumière du soleil depuis longtemps, dans ce trou nauséabond où nous vivons au milieu de nos excréments, sans eau, sans nourriture la plupart du temps. Parfois, nous entendons des hurlements de douleur et de terreur qui viennent de l’extérieur, et puis SES ricanements A LUI, SES cris terribles et inhumains … Et Maman dit : tous derrière moi, n’ayez pas peur, mais moi je vois que tout son corps est secoué de tremblements.
C’est un JOUR DE MASSACRE ET DE MORT.Le temps est passé, je suis terrorisé, tout comme l’ ETAIT Maman, IL l’a tué hier, IL l’a pendue à un arbre et l’a brûlée vive, elle l’a supplié, mais IL a rit et a approché son briquet prés d’elle après l’avoir arrosé d’essence.IL lui a dit : Crève car tu ne me sers plus à rien aujourd’hui.
IL nous entraîne pour la chasse au lapin, et quand nous commençons à le dévorer car nous sommes affamés, IL nous frappe jusqu’à ce que nous ne soyons plus que de petites choses sanguinolentes sur le sol. Puis, IL nous traîne dans notre cave sombre et humide et claque la porte. Nous avons toujours faim, notre dernier morceau de pain date d’il y a 3 jours, IL dit qu’il faut nous affamer pour que nous soyons plus enclins à attraper le lièvre dans les bois. Je veux Maman, je pleure, j’ai froid, mais IL s’en fout LUI.
J’ai maintenant 1 an, j’ai vu les GALGUEROS torturer, massacrer, poignarder, brûler mes amis. Mon frère est avec moi, tout contre moi, il n’a même plus la force de gémir, IL l’a battu il y a quelques jours … Il se laisse couler doucement dans cette mort si douce que tous, nous appelons ; un liquide verdâtre coule des plaies de son dos si maigre. Je regarde la lumière de la vie quitter son regard, sa respiration devient sourde, c’est fini, je crois. Je veux m’accrocher à la vie !!!!!!!! J’entends SES pas. IL vient. NON. NON. PAS MOI.C’est pour moi, je le sais …..
Quelqu’un ouvre la porte, je distingue une main, pas la SIENNE, une voix douce me parle ????Elle dit : N’aie pas peur, viens avec moi.C’est ça une voix d’ange ??? ELLE me prend dans ses bras, ELLE pleure, ELLE caresse mon corps desséché par les privations, ELLE sent bon !!!! ELLE dit : Je t’aime. Connais pas ce mot, moi, je suis un lévrier espagnol !!!!
ELLE m’emmène dehors, mes compagnons essaient de nous suivre, mais IL les frappe à coups de pied dans la tête, dans les côtes, ils hurlent de douleur… Je suis maintenant dans les rayons du soleil, ça chauffe, c’est bon ; ELLE pleure encore, un autre homme attend dans une voiture devant les baraquements sales et délabrés du village où je suis né. Nous partons, ELLE me tient sur ses genoux, j’ai tellement peur que je lui fais pipi dessus, elle sourit et dit que ça ne fait rien, que c’est normal, elle dit que je suis un petit animal maltraité ? C’est quoi : maltraité ?
Nous rentrons dans une maison, ça sent bizarre, pas de poubelles par terre, pas de crottes, de papiers, ça doit être une sorte de porte du Paradis, non ? ELLE me porte et me pose sur une couverture toute douce, ELLE dit que nous sommes sur le canapé, encore une chose que je ne connaissais pas. ELLE me donne à manger, c’est si bon que je dévore, et voilà : j’ai tout vomi ! Je me cache, ELLE va me frapper ! NON, PAS ENCORE. ELLE pleure encore et dit : c’est fini, on va manger doucement, d’accord ?
J’ai maintenant 1 an et demi, je vis avec CONCEPTION et JAVIER. PLUS DE FAIM, PLUS DE SOIF, JAMAIS. ILS me promènent en laisse dans les rues, et ILS disent à tous les passants qu’ ILS sont fiers de moi, que je suis un grand lévrier espagnol.
Aujourd’hui, une dame doit venir pour moi, elle s’appelle : bénévole de PASSION LEVRIERS, mes maîtres m’ont raconté qu’elle m’avait trouvé une famille d’adoption dans un pays où on aime les lévriers comme moi : LA FRANCE. Je dois monter dans sa voiture, dans le coffre où ma couverture et mon jouet préférés m’attendent, je pleure, MES SAUVEURS aussi pleurent, mais ils m’ont susurré à l’oreille qu’ILS devaient aller en chercher d’autres là-bas. Nous roulons pendant des heures, c’est rigolo de regarder le paysage, j’ai un peu pleuré au début, mais la dame m’a dit : tu vas enfin être en sécurité, ta famille française t’attend et ils ne vont pas en croire leurs yeux, tu es si mignon ! Que c’est loin la France !!!
Voilà, je suis arrivé il y a 6 mois chez Sandrine et Marc, j’ai un grand jardin où je fais plein de trous tous les jours (pas très content Marc, mais bon !) ; j’ai toujours ma couverture préférée et même plusieurs. Il paraît qu’il faut les laver tous les samedi, ah bon ! Moi, j’aime bien quand ça sent mon odeur !
MAIS LE SOIR, QUAND JE ME COUCHE DANS MON PANIER, JE REVOIS CE CUL DE BASSE FOSSE, JE SENS ENCORE CETTE PUANTEUR, ET JE REVOIS MES AMIS, MAMAN, MES FRERES … Parfois, j’en tremble encore, et je sais qu’IL continue à les martyriser et à les massacrer, ALORS S'IL VOUS PLAIT, AIDEZ-NOUS A LES SORTIR DE L’ENFER ET DITES ‘ NON ‘ A TOUTES CES ABOMINATIONS.
Signé: GALGUITO LE PETIT RESCAPE

En écrivant ce petit conte qui, malgré tout finit bien, j ’ai voulu vous expliquer le pourquoi de notre Association. Sachez que presque tous les lévriers d’Espagne sont maltraités de la sorte, cette histoire retrace la vie de milliers d’animaux dans ce pays européen (eh oui), où les autres chiens, chats ….. ne sont pas mieux traités non plus. C’ est la raison pour laquelle vous verrez parfois des félins ou des chevaux sur notre site qui attendent des adoptants ou des familles d’accueil en France. AIDEZ-NOUS, AIDEZ-LES. MERCI POUR EUX .

Virginie LABAT Bénévole de PASSION LEVRIERS"

Voilà, je n'ajoute rien, c'est suffisamment éloquent. Merci de m'avoir autorisée à reproduire cette histoire.

Boy et le confort


Chaque carreau du carrelage mesurant 30 cm de côté, calculez quelle est la surface occupée par Boy et son minuscule panier ? Oui c'est ça, environ 1,25 m². Et le panier ? C'est celui de Bradley. C'était aussi le coin de Bradley quand il avait besoin de se sentir chien unique. Amical, il a bien volontiers cédé sa place au nouveau venu, qui avait besoin d'un petit coin rassurant. C'est là qu'il se sent bien mon Boy, tout près de moi. Il pourrait trouver du confort ailleurs dans la maison, dans un panier adapté à sa taille, avec une couverture. Il y va, de temps en temps...
Avant d'arriver dans sa famille d'accueil en Espagne, puis chez le papa de Nathalie pour quelques jours, puis chez nous, Boy n'a jamais connu la chaleur d'une maison. Est-ce pour cela qu'il est si casanier ? Il va dehors bien sûr, il joue avec les autres, mais sitôt qu'il me sent dans la maison derrière mon ordinateur, il regagne bien vite cet endroit sécurisant. Il est mal installé ? Aucune importance, il se sent bien, et c'est ça le plus important.

jeudi 21 juin 2007

Et les autres ?


Croyez qu'il m'en coûte de voir cette photo, de la copier sur le site de Barbara Lefranc et de la diffuser, mais comment continuer à fermer les yeux ? C'est ce que je fais d'habitude, je sais - pas tout, pas le pire - mais je ne veux regarder.
Ce n'est pas par goût du sensationnel que je publie cette photo. Vous la retrouverez et vous lirez l'histoire de cette pauvre galga sur le site de Barbara, il est là pour que vous preniez connaissance, si vous ne le savez déjà, ce qui se pratique en Espagne avec les galgos. Pour un galgo sauvé, tel que Boy et d'autres que je connais, Neva, Dimas, Mori, Sol, Bianca, Turco, Loup, Cotton, Alicia et leurs frères et soeurs de malheur, chiens à jamais marqués dans leur chair, combien d'atrocités ? De morts ignobles dans l'indifférence ?
C'est pourquoi il serait dommage de consacrer ces pages à Boy
sans parler de tous les autres. A tout moment, il est possible de se mobiliser et de signer des pétitions. Ne dites pas qu'elles ne servent à rien. Signez.

vendredi 15 juin 2007

Une visite

Visite de ma voisine qui vient en fin d'après-midi m'apporter des cerises. Les chiens ne la connaissent pas, mais ils lui font la fête, surtout Bradley qui est vraiment le plus amical. Bragance et Fanny se contentent d'une brève apparition et retournent à leurs occupations dans le jardin. Et Boy ? Il aboie contre l'inconnue. Ca dure quelques instants mais puisque Bradley a l'air si content, c'est peut-être que la voisine est sympa ? Approchons-nous. Il faut deux minutes pour que Boy tende son museau, trente secondes de plus pour qu'il se laisse caresser. C'est gagné pour demain, car je sais qu'elle va revenir avec d'autres cerises !

mercredi 13 juin 2007

Entrée interdite

Echaudé par l'interdiction par Fanny de pénétrer dans la cuisine, Boy ne fréquente aucune autre pièce que le séjour. Certes les chiens sont interdits de chambre, de bureau, mais je leur ouvre mon atelier situé au nord et où en ce moment, il fait plus frais.
Hier après midi, les trois-quarts de la meute sont dans le jardin, mais Boy me cherche dans la maison : habitué à m'avoir tout près de lui quand je suis sur mon PC, il aimerait venir dans l'atelier. Malgré de chaleureux encouragements, je ne parviendrais jamais à l'y faire rentrer. Encore une réticence à vaincre. Bien que Fanny ait passé son temps dans le jardin hier - elle était particulièrement fatiguée et n'a rien mangé de la journée - elle a dû sentir que sa place était menacée par Boy : aujourd'hui elle a squatté mon atelier toute la journée...

mardi 12 juin 2007

Encore une nouvelle chose


Habituellement,Boy va dans le jardin si les autres y vont, et encore ce n'est pas même habituel. A l'heure où j'écris, il est seul dans la maison avec moi, les trois autres sont probablement couchés au soleil, ou alors en train de faire des bêtises, je ferais bien de m'en inquiéter.
Ne connaissant rien du vécu de notre chien lorsqu'il était en Espagne, j'imagine quand même qu'il vivait dehors et l'acclimatation à un panier et à une maison s'est faite rapidement tant il est casanier. Il a découvert le confort. C'est pourquoi pendant que les autres trainent dehors - Fanny est au contraire une chienne de plein air - il préfère rester à la maison.
Hier soir il a pourtant fait une chose pour la première fois depuis qu'il est là : il est allé seul dans le jardin. Les trois autres dormaient dans leurs paniers, tandis que mon Boy gambadait tout seul. Tout ceci peut sembler anecdotique, voire sans intérêt mais ceux qui connaissent les galgos rescapés savent combien ces petites choses mises bout à bout sont une formidable victoire sur l'adversité.
Ci-dessus une photo prise le matin, quand la meute est dehors et s'occupe à différentes choses.

lundi 11 juin 2007

Quand Boy sourit...

Ce soir je me livre à quelques travaux de maitresse de maison : je ramasse du linge dehors. Les chiens sont autour de moi, quêtent des câlins, une attention, une caresse. Nous avons mis devant la porte fenêtre un rideau qui nous protège des insectes et nous assurent l'intimité dans la maison. Les chiens passent sous le rideau pour sortir ou rentrer, sauf Boy que cette "barrière" symbolique impressionne. Mon linge plié, empilé, je rentre et je vais porter des choses dans la salle de bains. Lorsque je reviens dans le séjour, mon chien Boy est là et il sourit. C'est la première fois et j'en suis encore émue. Il est passé sous le rideau, il est heureux et il sourit.

Cent fois sur le métier...

...remettez votre ouvrage, me disait ma grand-mère lorsqu'elle me faisait défaire 25 rangs de tricot (une discipline qui m'a formée pour la vie). On a tort de croire que tout est acquis lorsqu'une voiture passe et que Boy ne tressaute pas. Il reste extrêmement sensible aux voix, quand il ne panique pas carrément.
Hier soir, la dernière sortie se fait très tard. Nous faisons notre tour habituel vers la rivière et bien qu'il pleuve un peu, on termine par le tour du quartier. Théoriquement à plus de minuit, on ne devrait rencontrer personne. Il y a pourtant un jeune couple qui descend de voiture et la jeune femme s'extasie sur nos chiens qu'elle voit arriver de loin. C'est vrai, elle a une voix désagréable, et vu l'heure elle parle beaucoup trop fort. Elle s'intéresse particulièrement à Bragance car elle en a eu une "toute pareille" sauf qu'elle était noire. Les whips font la fête à cette amie des animaux, Fanny l'ignore superbement, quant à Boy, il est terrorisé. Il tremble de tous ses membres, se colle contre moi tandis que son maitre tire pour le faire avancer et l'écarter de ce qui lui fait peur. Il a un collier à martingale, et je pense que le sentir se resserrer autour de son cou doit ajouter à son mal être. "Oh, dis la jeune femme en le remarquant, et celui-là, comme il est beau !". Je pense que si Boy était un être humain, il s'évanouirait de peur. J'essaie de le rassurer comme je peux, mauvaise attitude de ma part car si je le rassure, ça veut dire qu'il y a du danger. La situation se dénoue en une seconde, mon compagnon réussi à le soustraire à l'intérêt qu'on lui porte et quelques mètres après, il a déjà retrouvé sa sérénité.

dimanche 10 juin 2007

La vie reprend son cours



Depuis notre retour de vacances - pendant lesquelles ils ont perdu du poids tous les quatre - Fanny a adopté Boy. Il reste vigilant notamment le soir pour le diner avant dodo. Je sens qu'il pourrait fréquenter la gamelle en même temps qu'elle sans qu'elle proteste, mais lui ne le sent pas et il reste discret en attend qu'elle ait terminé.
Un dimanche, la fille de mon compagnon vient nous voir accompagnée de deux amies, soeurs jumelles. Boy ne quitte pas l'une d'entre elles, réclamant câlins et bisous pendant toute la visite. Elle en est très touchée car si elle adore les animaux, elle connait aussi les galgos pour avoir vu plusieurs émissions qui traitaient de leur calvaire. Elle aussi se demande comment des chiens aussi gentils peuvent être aussi maltraités. Je remarque qu'à la maison, ce sont les mâles qui réclament de l'attention, de l'affection. Fanny et Bragance sont demandeuses aussi, mais avec nous. S'il y a des étrangers à la maison, elles préfèrent s'éloigner, elles sont très méfiantes.
Bragance a été stérilisée. Elle est un peu dans le cirage les deux premiers jours, se déplace avec précaution. Tout le monde l'entoure d'une manière touchante. Elle qui aime prendre ses aises dans le panier au point que quelques fois Bradley préfère s'en aller ailleurs, se roule en boule, probablement pour une question de confort. A plusieurs reprises, soit Boy, soit Fanny, viennent se coucher près d'elle, d'un air de lui dire : tu souffres mais nous sommes là.
Je me cache souvent pour observer Boy en train de jouer avec les autres. Si j'apparais, le plus discrètement possible pour photographier la scène, Boy cesse immédiatement de jouer, comme s'il redoutait de se faire gronder, alors que nous attendions tellement ce moment.
Sur les photos ci-dessus prises le 20 mai, Boy a fini de jouer...

Retour de vacances



Je lis souvent sur le forum que des galgos ont terriblement peur des hommes, des voix masculines, des balais... Je m'efforce de ne pas imaginer ce qu'ils ont subi, de chasser les images terribles. Rien de tout cela avec Boy, qui va vers son maitre, vers mon beau-père, et entre les pattes duquel je peux quasiment avancer le balai. Deux mois après son arrivée, que redoute-t-il encore ? Qu'on élève la voix. Qu'un des whips se fasse gronder - Bradley et Bragance font beaucoup de bêtises et se battent comme des chiffonniers - et Boy trouve immédiatement un petit coin dans lequel on ne viendra pas le chercher et qui va lui permettre d'attendre la fin du conflit. Ces épisodes sont rares heureusement et comme je disais qu'on avait beaucoup de chance d'avoir des chiens comme les nôtre, quelqu'un m'a répondu qu'ils appréciaient certainement l'harmonie qui régnait à la maison. C'est vrai que le pire qu'on entend, c'est le nom d'un des whips prononcé sèchement pour le ramener à la raison.
Ces photos ont été prises au retour des vacances, dans la dernière semaine d'avril. Deux mois de séjour à la maison pour notre galgo, je le trouve magnifique.

Première nuit de camping



Lorsque nous n'avions qu'un chien, c'était facile de le caser confortablement dans notre fourgon, sommairement aménagé pour nous permettre d'y cuisiner et d'y dormir. En route nous n'avons pas besoin d'autre chose. Notre première étape de nuit nous arrête dans l'Ain sur le vaste parking d'un complexe sportif. De la verdure tout autour, donc de quoi se promener. L'heure de se coucher arrive et je sens que mon compagnon m'attend au virage : comment allons-nous nous répartir ? La solution s'impose d'elle-même : Fanny là où dormait notre Rotweiler, au bout de notre lit. Les garçons devant sur les sièges : Bradley à la place du chauffeur, Boy à ma place. On installe leurs couvertures, on les aide à monter, un bisou et bonne nuit. Quant à Bragance, très privilégiée mais c'est la plus jeune, elle dormira sur notre lit. Le premier soir elle est tellement fatiguée qu'elle s'endort là où son maitre l'a posée.
Notre route nous conduit ensuite dans la Ruhr où là, nous sommes en famille. Mon beau-père connait l'existence de nos 4 toutous et ils sont bien accueillis, avec beaucoup de câlins et de caresses. Boy se sent immédiatement chez lui, les autres aussi d'ailleurs, et chacun élit un coin : les whips par terre mais il y a de la moquette, Boy entre nous sur la confortable banquette du living, Fanny fait sécession dans une pièce à part, le salon, dont elle squatte l'intégralité du divan.
Comme il n'y a pas de jardin, nos sorties sont nombreuses au cours de la journée. Ainsi Boy va peu à peu s'habituer à la circulation et ne plus tressaillir au bruit d'un moteur. Seuls l'inquiètent encore les cris des enfants qui jouent. Dans la rue, il s'abrite souvent derrière Fanny. Les gens nous interroge sur la race de nos chiens, certains en ont de très amicaux qui aimeraient jouer, mais Fanny la cheftaine interdit tout copinage.
Mon beau-père a une petite voisine de 13 ans qui tombe folle de notre meute. Chaque fois qu'elle nous entend sortir, elle dévale un étage pour les caresser et ils adorent ça. Elle a passé des vacances en Espagne et...elle connait la situation des galgos. Je pensais que les touristes étaient à mille lieues de ce grave problème. La maman de l'adorable Charlene nous dit qu'elle a également un galgo, qu'elle a ramené d'Espagne : en fait il s'agit d'un chien croisé qui n'a rien à voir avec un lévrier, mais elle l'a adopté c'est le principal.
Ci-dessus, prises le 20 avril, des photos de Boy, en pleine confiance.

samedi 9 juin 2007

Boy est un grand voyageur


Notre galgo avait déjà fait de la route, de l'Espagne à la Charente, de la Charente au Languedoc, il va maintenant découvrir l'Allemagne, d'abord la forêt noire, puis la Ruhr d'où son maître est originaire.
C'est une découverte pour les trois autres aussi. Je pourvoie à leur confort. D'abord, il y a de l'espace dans le fourgon, un beau volume et de la place au sol. Je dispose leurs couvertures polaires et en route.
Je pense que ce voyage est déterminant dans l'intégration de Boy, dans sa connaissance du monde qui l'entoure. Nous nous arrêtons fréquemment, mais j'ai déja eu des chiens et je sais par expérience qu'aux étapes ils ne mangent guère et ne boivent pas davantage. Ils n'attendent qu'une chose : qu'on reparte. Ma première surprise et qu'aucun d'eux n'est malade, même les whippets semblent apprécier le voyage. Nous effectuons le voyage sur deux jours, parce que nous sommes en vacances et pas au rendement et nous n'entendons pas une plainte - Bradley est pourtant un spécialiste, pas de grognement, pas de manifestations d'impatience. Notre première étape se fait à moins de deux heures de chez nous : le Pont du Gard. Nous y faisons une longue et belle promenade.
Si la petite station de Titisee est à la montagne et le parking qui nous accueille est au pied d'une belle forêt, prétexte aussi à nous promener longuement. On ne passe par inaperçus avec nos toutous ! Boy voit davantage de circulation ici et petit à petit, sa crainte des voitures disparaitra complètement. Je suppose que dans le fourgon, des affinités se nouent entre nos chiens, car à la maison, seuls Bradley et Bragance dorment ensemble, Fanny ne supporte personne, et Boy est encore bien réservé. Nous n'avons pas de divan, alors évidemment ils n'ont pas l'occasion de se rapprocher beaucoup.

Un peu tous les jours


Boy fait des progrès constants dans son intégration. Jusqu'à ce que nous partions en vacances, le 14 avril, Fanny ne lui facilite pas la tâche, notamment le soir, où elle lui interdit carrément l'accès à la gamelle. Cela dure le temps qu'elle mange, puis elle va se coucher, et il peut manger. Il mange d'ailleurs toujours le dernier car elle accepte que Bradley et Bragance piochent dans les mêmes croquettes. J'interdis qu'elle lui grogne après et elle se fait gronder si elle persiste. Du coup c'est Boy qui stresse.
Il accepte maintenant les bisous sur la tête, il vient les chercher fréquemment. Il met son nez glacé sous mon bras quand je suis derrière l'ordinateur pour que je le lève et le caresse. Il va souvent vers son maitre aussi. Dehors il a toujours peur des voitures. Il s'avance maintenant dans le couloir lorsque je me lève. Pour les promenades il est toujours attaché le dernier, car il a une simple laisse alors que les trois autres, qui tirent comme des fous, ont droit au sympadog. En promenade il est toujours adorable, ne tire jamais. A la maison, il essaie timidement de s'insérer dans les jeux des whippets qui passent surtout leur temps à se sauter dessus et ne jouent guère avec des bricoles - poupée en chiffon désormais cul de jatte, un nounours en tissu miraculeusement intact, l'enveloppe d'un coussin, une grenouille en plastique. Fanny ne joue pas et pour l'instant c'est un peu dur pour Boy. Ah oui, il y a aussi une boule de pétanque en plastique et une balle de tennis. Si moi j'essaie de le faire jouer, il ne comprend pas du tout ce que je veux...


vendredi 8 juin 2007

La promenade, c'est sacré


Les chiens disposent d'un jardin dans lequel ils vont et viennent librement, et peuvent même courir, même s'il n'est pas gigantesque. Alors pourquoi ce désir de promenade, en laisse - c'est obligatoire et j'y tiens, tant j'ai peur d'un accident - matin et soir ? Est-ce que ça n'est pas plus agréable de se balader librement ? On fait bien sûr l'essai au bord de la rivière, le temps de s'apercevoir que Fanny a un énorme besoin de liberté et aucun rappel, que les whippets reviennent au premier rappel et que Boy n'a même pas besoin qu'on l'appelle. Il revient ventre à terre s'il ne nous voit plus.

Nuits tranquilles en Languedoc



Je ne dors pas très bien et j'ai de longues heures d'insomnies quelques fois. L'occasion de voir et surtout d'entendre que pour les chiens, tout baigne. Ca ne leur suffit pas de dormir de longues heures dans la journée, il le font encore la nuit, où je n'entends aucun bruit. Si : Fanny ronfle, Bradley rêve. Mais à part ça, c'est le calme plat.
Le matin, c'est la fête, tout le monde vient m'accueillir à la sortie de ma chambre. Tout le monde ? Pas Boy, pas encore. Il n'ose pas s'approcher, Fanny lui a interdit la cuisine, et dans le couloir il y a encore moins de place, comment s'imposer ? Ca viendra. Bientôt Boy sera derrière la porte et Fanny derrière lui. Dans les pattes de Boy, les whippets, qui tels de petits kangourous, sautent pour me saluer, tout le monde se bouscule devant la porte fenêtre, dans un ordre immuable : d'abord Fanny dont les 30 kg sont ceux d'un bull-dozer et que rien n'empêchera de passer la première, puis Boy et Bragance, et enfin Bradley qu'il faut carrément pousser dehors : selon le même rite, Bragance l'attend pour lui mettre une toise et il apprécie modérément de se faire mordiller les pattes, le cou, les oreilles. Le temps de petit cérémonial, il y a longtemps que Fanny et Boy ont disparu au coin de la maison.
La première fois que Boy a aboyé, j'ai su qu'il s'était totalement intégré. Il n'aboie pratiquement jamais, sauf le matin, derrière la porte-fenêtre pour que je l'ouvre, qu'il rentre et qu'il me fasse encore la fête.
Ces photos ont été prises le 3 avril, 5 semaines après son arrivée. C'est le cérémonial du matin et Fanny, qui est souvent fatiguée à cause de sa maladie, va s'asseoir et surveiller son monde.

En promenade


Le week end, on a le temps de faire de grandes balades, surtout s'il ne pleut pas. La dégradation du climat, sensible dans notre région, rend certaines promenades très aléatoires. On part sous le soleil, on marche une demi-heure, les trombes d'eau s'abattent. Les whippets ont horreur de ça, cherchent à marcher entre mes jambes pour s'abriter, Fanny se régale comme un Labrador, Boy reste stoïque, mais apprécie grandement d'être frictionné avec une serviette au retour.
Cette photo a été prise 17 jours après son arrivée parmi nous. Il n'a pas encore quitté son air de tristesse...

Guérison de la patte

En quelques jours, la cicatrication a fait de grands progrès, la blessure se referme bien. Mais il faudra encore deux bonnes semaines pour une totale guérison et surtout un retour à la normale pour la patte.

A la maison


Notre chien Bradley a été chien unique pendant exactement 4 mois, jusqu'à l'arrivée de Bragance et depuis ce court laps de temps, il a la certitude d'être le seul chien à la maison, celui dont il faut constamment s'occuper de peur qu'il sombre dans la déprime. C'est au point que pour avoir la paix, je lui ai installé un panier près de mon ordinateur. Il n'arrêtait pas de pleurer, ne voulait pas partager un grand panier avec Bragance, bref c'était un peu pénible, tous ces caprices. En dormant près de moi, il avait probablement une impression de sécurité.
Ce panier, quoique partiellement dévasté par Bragance qui a mangé le coussin intérieur, a un succès fou. Boy s'en est emparé dès qu'il est arrivé : dans ce petit coin, caché en outre par mon fauteuil, il se sent invincible, rien ne peut lui arriver. Evidemment il déborde de partout, ce panier est pour un whippet, pas pour un galgo. Qu'importe.
Boy s'adapte, petit à petit. Cette photo a été prise deux jours après son arrivée.

La vie quotidienne


Je ne connais pas le vécu de notre galgo, mais il est facile à imaginer, bien qu'il ne me paraisse pas fortement traumatisé : j'avais écrit un jour dans le forum que je me sentirai incapable de gérer une telle situation et que je ne serais pas à la hauteur. Ls gens m'avaient rassurée en me disant que dans de tels cas, les chiens sont socialisés dans des famille d'accueil qui savent quoi faire et que lorsque le chien est adopté, il a déjà fait un grand bout de chemin vers davantage d'équilibre.
Je ne surprotège pas Boy. Il ne pose aucun problème, n'a aucun comportement inquiétant, ne dévaste rien, se fait le plus petit possible. Il s'approche souvent de moi, mais si j'avance la main pour le caresser, si je me penche sur lui pour faire ce que j'adore, un bisou sur la tête, il fait immédiatement marche arrière. Le promener est un bonheur, il ne tire pas, marche à mon pas. Je remarque que les voitures lui font peur et bien que ce ne soit pas la bonne solution, je suis obligée une fois ou deux de le rassurer car il est vraiment paniqué. Il découvrira plusieurs choses inquiétantes pour lui plus tard, mais pour l'instant, dans notre quartier si tranquille qui est déjà à la campagne, rien ne vient le troubler.
Sur la photo il est avec Bragance, qui aimerait tant copiner car c'est une petite chienne adorable et vraiment amicale. Patience, ma nénette, ça viendra...

Boy s'installe


Le premier matin de sa présence, je l'accompagne dehors pour le premier pipi. Il ne me parait pas angoissé et dehors les autres chiens ne s'occupent absolument pas de lui : les whippets font du cinéma en faisant semblant de se battre comme tous les matins, Fanny fait le tour du jardin. Boy ne semble pas évaluer la hauteur du grillage dans le but de s'échapper mais pendant une dizaine de jours je serai très vigilante sur ce point.
Si Fanny lui a fait bon accueil la veille, il ne faut pas se leurrer, elle lui montre rapidement qui est le chef. En fait elle croit qu'elle est chef, mais j'ai toujours le dernier mot. Inutile cependant de la contrarier, tout ce qui peut valoriser un animal, à condition qu'il ne devienne pas insupportable, contribue selon moi à son équilibre. Finalement, c'est comme pour les enfants. Elle ne laisse pas beaucoup d'espace à Boy, lui interdisant par exemple l'entrée du coin cuisine : il n'y a pas de porte, c'est ouvert de chaque côté d'un bar, mais elle a décidé qui n'irait pas derrière le bar. Elle a si bien réussi son coup que plus de trois mois après son arrivée, il n'y va toujours pas !
Pour le moment elle grogne doucement s'il s'approche trop, sans relever les babines. Il comprend vite et n'insiste pas. Fanny est invitée à être plus amicale et ça finira d'ailleurs par arriver.
Pour l'instant notre Boy, après avoir découvert le jardin, doit rentrer à la maison et il y a deux marches à monter. Il faudra plusieurs semaines pour qu'il les monte seul - quels affreux souvenirs réveillent ces deux marches ? - et d'ici là, il arrivera à mon mari de le prendre dans ses bras, en lui ramassant les quatre pattes comme pour un mouton, pour le rentrer dans la maison. Je lis un peu partout que des galgos ont peur des hommes, peur des balais, rien de tout cela chez nous.
Cette photo a été prise moins de 24 h après son arrivée.

Boy chez le vétérinaire


Rares sont les gens qui dans ma région, ont déjà vu un galgo. Pourtant l'Espagne est toute proche, mais c'est la Catalogne et il semblerait que les chasseurs catalans chassent comme les languedociens : à pied avec un épagneul breton. Je suis allée bien souvent en Espagne, mon compagnon encore plus, nous nous sommes promenés au bord de la mer, à l'intérieur des terres, à la campagne, en montagne, je n'ai pas vu un seul chien.
C'est dire que l'arrivée de Boy chez le vétérinaire, pour une première visite et des soins à sa patte, fait sensation. Tout le personnel de la clinique se précipite sur lui pour le voir de près, le toucher et...s'appitoyer : sur sa maigreur, sur son air triste, sur sa blessure. Une des vétérinaires me dit qu'il a probablement eu la patte cassée à une autre occasion, elle voit ça à l'oeil nu et c'est vrai qu'il à une cicatrice sur le côté du coude. Enfin il est pris en charge par l'un des vétérinaires, qui est justement Espagnol et qui pour me consoler me dit que "les lévriers, c'est jamais gros" ! Lecture de la puce électronique qu'il a sous sa peau, auscultation et conseils pour la blessure : elle est en bonne voie de guérison, il faut juste empêcher qu'il se lèche. On repart avec un petit produit répulsif qui sent à la fois la lavande et le romarin. Quand je vois sa patte maintenant, et quand je revois cette photo, je n'en reviens pas que ce soit si bien cicatrisé. Certes les poils ne repousseront pas, mais la patte est belle et a perdu cet aspect de traumatisme.

Un hommage aux bénévoles



Avant d'aller plus loin je voudrais rendre hommage aux bénévoles qui donnent tellement de leur temps, de leur énergie, de leur amour, pour sauver ces chiens du pire. La vie d'un bénévole est bien difficile, confrontée à la barbarie, et ils et elles ont toute mon admiration et ma reconnaissance. Que ce soit pour soigner les chiens, les proposer aux associations, aller les chercher, les accueillir si on n'a pas de famille adoptante tout de suite, c'est une longue chaine de solidarité qui se met en place. Cela nous bouleverse à chaque fois qu'un nouveau convoi arrive, que nous savons que les chiens sont sauvés. Si l'on mesure la somme de courage et de désintéressement qu'il a fallu pour arriver à ce résultat, on reste confondu d'admiration et de reconnaissance.
La solidarité s'exerce aussi lorsque des gourdes dans mon genre, qui ne comprennent rien, se fourvoient sur la route du retour...et s'enlisent. Coup de fil aux pompiers qui parcourent l'annuaire, me donne le n° de téléphone de la famille de Nathalie chez qui elle séjourne, laquelle vient à mon secours, relayée par un agriculteur du voisinage qui vient me sortir de là avec son gros tracteur. Une occasion de dire encore merci pour toute cette aide apportée avec le sourire.
Ci-dessus, photo du désastre, et des chiens rescapés dans la cuisine familiale, heureusement une grande cuisine de grande maison, où les chiens reprennent des forces.

A la rencontre de Boy




Malgré ma demande, je ne trouve pas d'aide pour me rapprocher notre chien de quelques kilomètres. Il est loin de moi (600 km) et il faut que je m'organise. Je prend d'abord rendez-vous pour lui chez le vétérinaire car je sais qu'il est blessé à la patte.
Malgré ma réticence à partir deux jours, je ne vois aucune autre solution. La bonne idée, c'est de prendre Bradley et Bragance avec moi afin que leur maître, qui travaille, ait un minimum de soucis pour sorties et nourriture. Je lui laisse Fanny et je prends la route après déjeuner. Une étape en Corrèze chez l'amie éleveuse qui m'offre un succulent diner et l'hospitalité, et je repars le lendemain pour la Charente, où Boy m'attend, dans un environnement magnifique, et très arrosé.
Nathalie m'a donné rendez-vous devant la mairie du village, et elle l'a amené avec elle. Je lutte contre mon émotion lorsque je le vois pour la première fois, il a un regard si triste, des croûtes sur le museau, un pansement à la patte. Il partage la voiture avec un autre galgo qui ne se sent bien que dans ce petit espace protégé. Arrivés sur place dans la maison familiale, nous faisons une petite promenade commune avec Bradley et Bragance, je suis frappée par la maigreur de Boy, mais Nathalie me rassure en me disant qu'elle a vu pire et qu'il va se retaper très facilement. Il semble très docile, très gentil, mais il est réticent à se faire caresser.
Après une mésaventure (enlisement de ma voiture dans la boue, aide de tous les côtés pour sortir de ce mauvais pas) je reprends la route, sous la pluie. Boy est couché à l'arrière de ma voiture que j'ai rendue aussi confortable que possible, Bragance s'est couchée tout contre lui - cet exploit n'a jamais été réédité depuis !! - Bradley un peu en retrait, et j'avale les kilomètres. Pas une fois les chiens ne bougeront. Boy a fait beaucoup de route depuis l'Espagne, il est sans doute fatigué. Une demi-heure avant d'arriver à la maison, j'appelle mon compagnon pour qu'il vienne nous accueillir à la voiture afin que Fanny fasse connaissance de Boy en "zone neutre". Le premier contact avec elle est parfait. Nous partons ensuite pour une promenade commune, c'est comme si Boy avait toujours été avec nous. Il marche gentiment en laisse, et notre quartier étant très calme à cette heure avancée de la nuit, rien ne l'effraie. Nous rentrons à la maison, Fanny trouve naturel qu'il y rentre aussi, et la première nuit se déroule parfaitement.
Ci-dessus, les premières photos de notre chien à la maison.

jeudi 7 juin 2007

Je découvre Boy


Peu de choses m'échappent sur le forum, notamment les convoyages, une fois par mois, entre la France et l'Espagne par une bénévole de l'Association espagnole SOS-Galgos. Elle annonce son voyage, publie les photos des chiens qu'elle va ramener, précise ceux qui vont aller en famille d'accueil et qui auront besoin d'un adoptant, donne des détails sur leur âge, leur taille, leur caractère. C'est ainsi que le 23 février, alors qu'elle part en Espagne le lendemain, je tombe sur la photo d'un galgo blanc. Il est comme les autres, en famille d'accueil en Espagne, mais en France, il n'y a personne ni pour l'accueillir, ni pour l'adopter, la famille qui s'était proposée vient de se désister. Il est prêt à venir, mais s'il n'y a personne pour le prendre, il restera en Espagne. Le regard de ce chien, qui s'appelle alors July, me bouleverse totalement. Je ne prends pas conseil de mon compagnon, je décide que je vais l'adopter. Je cours dans tous les sens, il me faut absolument joindre Nathalie, la bénévole, je mets le forum dans le coup pour qu'on m'aide à la contacter et nous réussissons à nous parler dans la soirée. Une brève interview portant sur des points précis - comment sommes-nous installés, avons-nous une clotûre assez haute, d'autres animaux, l'examen est un succès, July est adopté !
Lorsque mon compagnon rentre de travailler, il faut le mettre au courant : tout ce que je décide rencontre un écho favorable, mais je promets quand même de ne pas adopter d'autre chien après lui. Nous avons accueilli un mois plus tôt une chienne super, nous avons deux whippets... Mais July a besoin de moi ! (au passage, les gens qui se sont désistés ne sauront jamais quel chien formidable il est, tant pis pour eux).

Je découvre les galgos

Au sein du forum figure une rubrique "rencontres et balades" et l'automne dernier, alors que Bradley était encore un bébé, je me dit que ce serait sympa si je demandais à quelqu'un ayant des lévriers de se balader avec moi sur la plage. Je fais ainsi la connaissance d'une dame ayant des sloughis et un galgo. En fait, ce sont des filles, donc des sloughias et une galga. Au téléphone nous convenons de nous retrouver à un endroit précis.
J'ai rencontré à cette occasion une dame adorable et des chiens magnifiques. Je n'avais jamais vu de sloughis et j'ai été conquise par leur beauté et leur grâce. Quant à la galga qui s'appelle Warda, ça vraiment été un coup de foudre.
J'avais lu sur le forum le sort atroce qui leur est fait en Espagne, pire encore après la saison de la chasse. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter des choses horribles, je ne recherche ni les récits, ni les images épouvantables, mais il arrive bien sûr que je tombe dessus sans l'avoir voulu et elles me démolissent complètement. Pour sauver tous les galgos de la barbarie, il faudrait... il faudrait sans doute interdire la chasse au lévrier (la course de lévriers est interdite en Espagne, si je ne dis pas de bêtises). Débusquer les tortionnaires, les punir sévèrement, tout ceci est prévu dans la loi, mais pas appliqué. En attendant des associations, à commencer par des associations espagnoles, se mobilisent avec des moyens souvent dérisoires, pour venir en aide à ces pauvres chiens. Chapeau, les bénévoles, des deux côtés de la frontières. Chapeau les familles d'accueil qui les remettent sur pattes, les sociabilisent, les sauvent avec la dernière énergie. Et si je peux me permettre, chapeau les adoptants, mais on n'a pas fait le plus dur...

Du bon usage d'un forum

Rien de tel, lorsqu'on est intéressé par un sujet, d'en discuter avec d'autres passionnés sur un forum. Outre les lévriers, je m'intéresse aussi aux poupées, si, si, les deux sont compatibles ! Je viens de me faire virer d'un forum sur lequel je m'étais inscrite, pour cause d'absentéisme prolongé, mais j'avoue que lorsque je m'y rendais, je n'avais guère envie de poster : c'est à qui aura la plus belle, la plus chère, la plus grosse des poupées japonaises, coréennes, américaines, etc. N'oublions pas au passage le ton du forum, assez agressif, les avis péremptoires, les critiques systématiques, les "petites phrases " (deux ou trois veinardes comprennent ce que je dis et pas toi). Bref, le forum appartient finalement à trois ou quatre tordues infréquentables et comme je n'ai pas ma langue dans ma poche, je me serais fait virer aussi si j'avais posté !
C'est dire que lorsqu'on arrive sur un forum, quel qu'il soit, c'est toujours un peu périlleux. Les affinités sont déjà constituées, il y a des gens du métier qui n'aiment pas qu'on raconte de bêtises, les donneurs de leçons professionnels, ceux qui prêchent pour leur paroisse, etc. J'ai du mal à résister à certains messages assénés comme autant de vérités, mais je sais faire amende honorable. En tous cas, mon premier travail du matin et mon dernier travail du soir, c'est d'aller sur le forum, et plusieurs fois dans la journée aussi. J'y ai noué des amitiés et j'aime partager tout ce qui nous occupe et nous préoccupe.
Et le galgo heureux, dans tout ça, me direz-vous ? Patience, il arrive.

La découverte

Je l'avoue à ma courte honte : avant de faire partie d'un forum de lévriers, je ne savais pas du tout ce qu'était un galgo. Des lévriers, d'ailleurs, j'en connaissais exactement quatre races : les whippets, les petits lévriers italiers, les grands lévriers irlandais et éventuellement les greyhounds. Ah si, en réfléchissant un peu, je pouvais ajouter les barzoïs et les afghans. Ca fait six races, et il y en a treize... Autant dire que j'avais beaucoup à apprendre.
J'ai raconté ailleurs comment, heureuse maitresse de deux whippets, je n'avais pu les prendre avec moi lors d'une séparation. Je les ai laissés car leur maitre les aimait autant que moi et je sais qu'il s'en est bien occupé. Mais ils ont servi de moyen de chantage dans cet épisode douloureux de ma vie. J'en pleure encore, c'est ma punition. L'un des deux a rejoint le paradis des étoiles. Le second... pas de nouvelles.
Il y avait un chien dans la vie de l'homme qui est devenu mon compagnon, un Rotweiler. Race décriée, chien pas facile, très dominant, auquel je m'étais attachée et qui a dû être euthanasié l'an dernier pour cause de grande agressivité. Comment vivre sans chien ? J'évoque mon désir d'avoir un whippet, puis un deuxième. Bradley et Bragance font leur entrée dans notre vie, mon compagnon qui n'aimait que les chiens costauds découvre ces chiens élégants, affectueux, dynamiques, espiègles. Nous vivons en appartement, je leur fais faire de longues promenades, par tous les temps. Leur éleveuse, qui est devenue une amie, me donne alors le lien vers un forum consacré aux lévriers et rien qu'à eux. C'est là que tout commence...